C’est la rentrée politique.
Et l’été torride que nous venons de vivre me confirme ce que je ressens depuis bien longtemps.
Il y a — et il y aura toujours — une cause plus importante, un fléau plus catastrophique, un sujet plus médiatique que le handicap. Que ces dizaines de milliers d’enfants qui, cette année encore, n’ont pas de place à l’école. Parce qu’handicapés.
L’écologie nous dépasse et s’impose à nous, parce qu’il n’y a pas d’avenir pour l’espèce humaine sur une Terre brûlée.
La guerre à nos portes nous contraint, parce qu’il n’y a ni justice ni sécurité dans un monde de haine et de violence.
L’économie nous concerne tous, parce qu’il n’y a pas de partage sans richesses.
Alors oui, le handicap vient après.
Mais ce n’est pas pour autant le problème de quelques-uns.
Le handicap, c’est 12 millions d’entre nous.
1 Français sur 6.
1 sur 2, même, si l’on ajoute nos aidants, nos aimants et tous ceux qui sont empêchés, temporairement, par une maladie, un accident, une épreuve.
Chaque action concrète menée pour plus d’accessibilité, ce sont des millions de vies facilitées, augmentées, libérées.
Celles des parents de jeunes enfants.
Celles des voyageurs avec de gros bagages.
Celles de nos aînés projetés dans l’univers parfois hostile du numérique.
Faire du handicap et de l’accessibilité le cœur de notre projet citoyen, ce n’est pas une faveur que l’on fait aux personnes handicapées. C’est un socle de progrès pour l’ensemble de notre pays.
Comptez sur moi pour le rappeler tout au long de la campagne électorale qui s’annonce.
Et ça commence aujourd’hui, à la Conférence Nationale du Handicap, où j’interviens aux côtés du Collectif Handicaps.
#CNH2026