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CAMUS Albert
Albert Camus est n� le 7 novembre 1913 � Mondovi pr�s d’Annaba (anciennement B�ne), une ville portuaire du nord de l’Alg�rie, second enfant d’un p�re d’ouvrier agricole au Domaine du Chapeau de Gendarme, Lucien, qui mourra dix mois plus tard dans la Marne, et d’une m�re servante, Catherine Sintes, d’origine espagnole, qui ne sait pas �crire et qui s’exprime difficilement.
C’est � Alger, dans le quartier populaire de Belcourt, au 93 rue de Lyon, qu’Albert Camus passe son enfance et son adolescence, sous le double signe, qu’il n’oubliera jamais, de la pauvret� et de l’�clat du soleil m�diterran�en. Albert et Lucien, son a�n� de quatre ans, seront plus �duqu�s par leur grand-m�re, une ma�tresse femme, que par leur m�re qui abdique toute responsabilit� en raison de sa quasi-surdit� et de sa difficult� � parler.
En 1924, l’instituteur Louis Germain pousse la famille du jeune Albert � l’inscrire au concours des bourses pour lui permettre d’entrer au lyc�e Bugeaud.
En 1928, il entre au Racing Universitaire d’Alger.
Apr�s le bac en 1931, il commence des �tudes, � la kh�gne,va d�couvrir la philosophie gr�ce � son professeur Jean Grenier, qui deviendra son ma�tre et son ami, et le m�neront, malgr� la tuberculose, � la Facult� de Philosophie en 1933 jusqu’� la licence en 1936, mais il devra renoncer � l’agr�gation, � cause de l’examen m�dical, et donc � une carri�re d’enseignant.
De juillet 1932, Albert Camus habite chez son fr�re Lucien, au 117 bis rue Michelet, jusqu’en 1934, l’ann�e o� il �pouse Simone Hi� et doit exercer divers petits boulots pour financer ses �tudes et subvenir aux besoins du couple. Il s’installe � la villa Frais Cottage, au 12 du parc Hydra. Fille d’un ophtalmologue. Simone �tait une drogu�e, et Camus demanda le divorce, qu’il obtint en 1936, lorsqu’il d�couvrit que sa femme "couchait" avec un m�decin pour obtenir des m�dicaments divers.
En 1935, il adh�re au parti communiste, parti qu’il quittera en 1937. Il est journaliste au quotidien du Parti Communiste o� il trouve l’occasion de s’engager dans la bataille pour la libert� en stigmatisant les effroyables conditions de transport des for�ats en Guyane et en enqu�tant sur la grande mis�re de la Kabylie.
Il fonde le Th��tre du Travail en 1936 et �crit avec trois amis, sa premi�re pi�ce la R�volte dans les Asturies pi�ce engag�e en faveur des r�publicains espagnols, qui sera interdite par le gouvernement g�n�ral d’Alg�rie. Elle sera cependant �dit�e � Alger, en 1936. Camus commence � prendre des notes pour La Mort heureuse dans le courant de l’ann�e. Mais le livre n’eut qu’une publication posthume, dans les "Cahiers Albert Camus", en 1971.
L’Envers et l’Endroit en 1937, son premier essai, contient d�j� les th�mes majeurs de son �uvre : le soleil, la solitude, l’absurde destin des hommes.
Parall�lement, Alger-R�publicain lui donne l’occasion de se d�marquer des positions de Jean-Paul Sartre, La Naus�e ou Le Mur. A propos du mur, il �crira : "Constater l’absurdit� de la vie ne peut �tre une fin, mais seulement un commencement". Il est notamment charg� de rendre compte des proc�s politiques alg�riens.
En 1938, Noces confirme ses dons d’�crivain et la nature d’une sensibilit� � qui la m�ditation ne peut suffire.
Il est r�form� en 1939.
Il �pouse Francine Faure, professeur de math�matiques � Oran, en 1940 et en mai est expuls� d’Alger et vient � Paris o�, sur la recommandation de Pascal Pia, il entre comme secr�taire de r�daction � Paris-Soir. Paris-Soir se replie � Clermont-Ferrand. Camus l’y suit, puis le quitte et s’installe pour quelques mois � Lyon
En 1941, il entre dans la R�sistance � l’int�rieur du r�seau Combat o� il sera charg� de missions de renseignements. Il sera l’�me de ce journal clandestin dont il assume la direction jusqu’en 1947.
En 1942, Gallimard accepte de publier L’Etranger et le Mythe de Sisyphe. En lisant le manuscrit de L’Etranger, Jean Paulhan et les membres du comit� de lecture de Gallimard ont pressenti la naissance d’un grand �crivain. Avec L’Etranger, Albert Camus acc�de � la c�l�brit�. La critique salue en Meusault , personnage central de l’Etranger, un "h�ros de notre temps". Il devient lecteur chez Gallimard en 1943, ann�e o� Camus rencontre Sartre.
En 1944, ses jumeaux Catherine et Jean naissent.
Pendant la guerre, il publie clandestinement Lettres � un ami allemand pour �clairer un peu le combat aveugle et le rendre plus efficace.
En ao�t 1944, Camus devient le r�dacteur en chef du journal Combat. Les articles tr�s remarqu�s qu’il publie d�sormais seront rassembl�s sous le titre d’Actuelles (1950 et 1953).
En 1945, Camus d�nonce la paix revenue, la sauvagerie de la justice sommaire d’apr�s-guerre (� l’encontre des ex-collaborateurs) et les massacres de S�tif.
Au proc�s du mar�chal P�tain, Camus rejette la tentation de ceux, qui, comme Mauriac seraient tout pr�ts � accorder le pardon. "M. Mauriac ne veut pas ajouter � la haine, et je le suivrais bien volontiers. Mais je ne veux pas qu’on ajoute au mensonge et c’est ici que j’attends qu’il m’approuve".
En 1946, il parcourt les Etats-Unis.
Le prestige et la gloire de Camus, en ce d�but d’apr�s-guerre sont immenses avec le succ�s de Caligula qui r�v�la G�rard Philippe et la Peste, qui re�ut le prix des Critiques en 1947.
En 1947, il d�nonce les massacres de Madagascar : « nous faisons dans ces cas-l� ce que nous avons reproch� aux Allemands de faire ».
En 1948 et 1949, il pr�sente deux pi�ces de th��tre, L’Etat de si�ge et Les Justes.
En 1949, il voyage en Am�rique du Sud.
L’homme r�volt� de 1951 r�sume sa position philosophique : "Je me r�volte, donc nous sommes". Cette publication et sa d�nonciation des camps staliniens mettront fin � son amiti� avec Jean-Paul Sartre et il abandonnera la codirection des "Temps Modernes".
En 1952, Albert Camus d�missionne de son poste � l’Unesco pour manifester sa r�probation devant l’entr�e dans cette institution de l’Espagne franquiste. Il �crit L’Artiste En Prison, pr�face � Oscar Wilde.
Il affirme son talent de metteur en sc�ne en 1953 avec La D�votion � la Croix de Calderon et Les Esprits de Larrivey. En juin, il se prononce en faveur des ouvriers tu�s au cours des �meutes de Berlin-Est.
Son sens du mouvement, son audace, sa conduite des acteurs sont appr�ci�s. La guerre d’Alg�rie qui d�bute en 1954 avec les attentats de la Toussaint sera pour lui un d�chirement. Lui qui s’�tait toujours battu contre l’injustice et la mis�re refuse comme r�ponse le meurtre aveugle d’innocents. Ne pouvant renier son appartenance � sa communaut�, il se taira publiquement sur le drame alg�rien jusqu’� sa mort.
En 1955, il voyage en Gr�ce et est amen� � s’entremettre dans le drame de l’Alg�rie. Il lance � Alger, devant les membres des diff�rentes communaut�s musulmanes, un appel � la tr�ve.
Il publiera encore La Chute en 1956, puis un recueil de nouvelles, L’Exil et le royaume en 1957, ann�e o� l’Acad�mie Royale de Stockholm lui d�cerne le prix Nobel de litt�rature. Il a alors 44 ans et est le neuvi�me fran�ais � l’obtenir. Il d�die son discours � Louis germain, l’instituteur qui en CM2 lui a permis de poursuivre ses �tudes.
Au th��tre, il adapte et monte en 1956 Requiem pour une nonne, de William Faulkner, et Les Poss�d�s en 1959, d’apr�s Dost�ievski. Il s’�l�ve contre la r�pression des insurg�s hongrois par les Sovi�tiques.
En 1958, il ach�te une maison � Lourmarin dans le Lub�ron.
Le 4 janvier 1960, � 13h55, une voiture s’�crasa sur la route de Sens � Paris, pr�s de Villeblevin dans l’Yonne, avec un bruit terrible sur un platane. Un des quatre passagers avait �t� tu� sur le coup. On l’identifia : Albert Camus, n� le 7 novembre 1913 � Mondovi, d�partement de Constantine. Il y avait aussi Michel Gallimard, neveu de Gaston Gallimard. On retrouva dans le v�hicule le manuscrit inachev� du Premier Homme, un r�cit autobiographique sur lequel il travaillait.
Le Temps du m�pris (1936) - Adaptations th��trales
R�volte dans les Asturies (1936) - �crits alg�riens - Th��tre
L’Envers et l’Endroit (1937) - �crits alg�riens - Essai
Noces (1939) - �crits alg�riens - Essais
La Mort heureuse (1936-1939) - �crits alg�riens - Romans
L’�tranger (1942) - L’Absurde - Roman
Le Mythe de Sisyphe (1942) - L’Absurde - Essai
Caligula (1944) - L’Absurde - Th��tre
Le Malentendu (1944) - L’Absurde - Th��tre
Lettres � un ami allemand (1945) - Autres essais
La Peste (1947) - La R�volte - Roman
L’Etat de si�ge (1948) - La R�volte - Th��tre
Journaux de voyage (1946-1949)
Les Justes (1950) - La r�volte - Th��tre
Actuelles I (1950) - Articles publi�s dans Combat ( journal clandestin )
L’Homme r�volt� (1951) - La r�volte - Essai
Carnets (1935-1959) - Notes diverses, sorte de journal intime
L’Artiste En Prison (1952) - Pr�face � Oscar Wilde
Les Esprits (1953) - Adaptations th��trale
La D�votion � la Croix (1953) - Adaptation th��trale
Actuelles II (1953) - Articles publi�s dans Combat ( journal clandestin )
L’Et� (1954) - Textes lyriques et m�diterran�ens - Recueil d’essais
Un cas int�ressant (1955) - Adaptation th��trale
La Chute (1956) - La solitude - Roman
Requiem pour une nonne (1956) - Adaptations th��trale
L’Exil et le Royaume (1957) - La Solitude - Nouvelles
R�flexions sur la guillotine (1957) - Autres essais
Le Chevalier d’Olmedo (1957) - Adaptation Th��trale
Discours de Su�de (1958) - Autres Essais
Actuelles III (1958) - Articles publi�s dans Combat ( journal clandestin )
Les Poss�d�s (1959) - Adaptation Th��trale
La mort heureuse (1971)
Le premier homme (1994)
Albert
Camus, � la FNAC.
Albert
Camus, chez Alapage.
Albert
Camus, chez 2xmoinscher.
Albert
Camus, chez Priceminister.
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