Ceci est le glossaire des néologismes que j’ai créés pour les utilisés dans un seul ouvrage, au quotidien, pour trouver des francisations à des mots anglais ou simplement par boutade.
Concernant le mélange des racines grecque et latine, vous pouvez vous référer à l’explication que j’en donne sur la note correspondante.
Toujours est-il qu’à coté du Dictionnaire des clapsus d’Atramenta, vous pourrez vous y référer s’il vous semble que dans mon langage s’est glissé un mot inconnu des ouvrages de référence et que vous n’auriez pas compris.
- Uchronisme
- Élément particulier à caractère uchronique. Par exemple : La présence d’une Tour Eiffel dans un Paris médiéval.
- Anatopisme
-
-
(Calqué sur anachronisme) Aberration dans un récit consistant en la présence incongrue d’un lieux ou d’un élément (souvent fixe et immobilier) à un endroit inattendu. Par exemple : La présence d’une Tour Eiffel ailleurs qu’à Paris.
-
Péj. Peut s’entendre selon une acception critique à l’égard d’un élément existant dans la réalité copiant un autre plus célèbre. Par exemple, les nombreuses répliques de La Tour Eiffel qui existent de part le monde (comme celle de Las Vegas) peuvent être qualifiées péjorativement d’anatopique pour en dénoncer le mauvais gout.
- Cryptonyme
- Crypg. Pseudonyme utilisé à des fins d’anonymat.
- Céphalopode
- (au sens figuré) personne qui agit de façon irraisonnée, à l’encontre du bon sens (métaphore filée de
marcher sur la tête
).
- Ausoird’hui
- (Calqué sur Aujourd’hui) Désigne la soirée du jour où l’on parles.
- Femmages
- Équivalent des hommages de la part des femmes à destination des hommes.
- Violence mécanique
- Désigne, aussi bien dans un monde fictif que dans une réalité future, des combats entre machines autonomes ou pilotées à distances n’engendrant aucune victime ni blessé humain ou vivant en général, ni de dégâts matériels autre que les machines militaires prenant part au conflit.
- Mot-étiquette
- Francisation de hashtag.
- Cybernétique
- Phénomène social de lutte pour le pouvoir à distinguer de la politique qui est, au sens étymologique, l’art de la gestion de la cité.
- Marquème
- Francisation savante de hashtag.
- Hybérique
- Humo. Caractéristique typographique d’un caractère penché vers là gauche (par allusion à italique).
- Américo-unioniste
- Gentilé des États-Unis d’Amérique.
- Matrie
- Calqué sur patrie et désigne la communauté des croyant, soit une francisation de la oumma.
- Exmatriation
- Francisation de takfîr, dérrivée de Matrie♠ et qualqué sur expatriation, plus en harmonie avec les concepts téologiques islamiques que son équivalent chrétien, l’excommunication.
- Linux ex nihilo
- Humo. Francisation, ou plutôt latinisation, de Linux from scratch.
- (croissance) logarithmique
- Humo. Qualifie une croissance jugée trop peut rapide voir même si lente qu’elle en parait stagnante (parodie l’usage au sens figuré de l’épithète exponentiel).
- Frawamande
- (Inspiré de Benelux) Mot valise contractant France, Wallonie et Romandie pour désigner l’ensemble de ceux-ci, soit toute l’Europe francophone (exeption faite des micro-états d’Andorre, du Liechtenstein et de Monaco).
- (disque|media) vif
- Francisation de Live (CD|media) qui désigne un média amovible amorçable.
- Moulin
- Inf. Logiciel client du protocole BiTorrent.
- modus ludi
- Francisation de gameplay.
- Protophilosophe
- Hist. Phil. État d’une personne en proie à un questionnement existentiel peut avant que celle-ci ne devienne ouvertement philosophe.
- Samanche
- Contraction de Samedi et de Dimanche désignant les deux jours de fin de semaine. Francisation de week-end.
- Journal extime
- Site gén. accessible grace à un dispositif de communication ellectronique, tel le Web ou Gopher, où sont publiés un ensemble de billets par un auteur au fur et à mesure de sa réflexion sur un sujet. Cette expression, en réalité inspirée de M. Michel Tournier est utilisée en tant que francisation de blog.
- Unixide
- Francisation d’unix-based. Adjectif qualifiant un système d’exploitation dont le code source est une évolution de celui d’Unix.
- Unixmorphe
- Francisation d’unix-like. Adjectif qualifiant un système d’éxploitation dont les fonctionnalités et le mode de fonctionnement général est inspiré d’Unix.
- Automediographie
-
Stricto sensu : Liste d’œuvre pouvant être littérairers cinématographiques, musicales, ludiques ou d’activités telles que la fréquentations de muséums ou la réalisation de certains voyages, voir l’étude de certaines langues, ayant en commun un carctère culturel
que se propose un individus d’endopsychiser, qu’il joint parfois de notes critiques, que l’on pourrait encore voire comme
une sorte d’autobiographie par les livres ou de bibliographie ontologique
.
- Autobibliographie
-
Cas particulier de l’automediographie♠ qui s’attache aux livres et documents scripturaux. Liste de livres ou programme de lectures que se propose de suivre un individus.
- Autocinématographie
-
Extention de l’automediographie♠ au domaine du cinéma. Ensemble d’ouvrages cinématographiques qu’un individu se propose de visionner.
- Automicrocinématographie
-
Variente de l’automediographie♠ spécifique aux courts métrages.
N’a aucun lien avec la technique de la microcinématographie.
- Automusicographie
-
Extention de l’automediographie♠ au domaine de la musique. Ensemble d’œuvres musicales qu’un individu se propose d’écouter et d’étudier.
- Autoludographie
-
Extention de l’automediographie♠ au domaine du jeux. Ensemble d’activités ludiques, relevant gén. des jeux sérieux, auquelles un individu se propose de participer.
- Autoviatographie
-
Du latin viă (æ), route. Extention de l’automediographie♠ aux voyages. Ensemble de voyages qu’un individu se propose d’éffectuer.
- Automuséographie
-
Extention de l’automediographie♠ à la fréquentation des muséums. Ensemble d’activités muséales qu’un individu se propose d’acomplire.
- Autolinguographie
-
Extention de l’automediographie♠ à l’étude des langues. Ensemble de langues qu’un individu se propose d’aprendre.
- Autosapiensographie
-
Extention de l’automediographie♠ à l’activité sur des CLOM. Ensemble de cours qu’un individu se propose de suivre sur une plateforme ouverte et massive. Du latin sapiens (tēs), sage.
- Autorhetographie
-
Extention de l’automediographie♠ à la participation aux conférences. De la forme élidée de rhetor (ēs) (« maître d’éloquence »).
- Automarsiographie
-
Extention de l’automediographie♠ à la participation à la pratique des arts martiaux. Du latin Mars qui désigne le dieu de la guerre chez les Romains.
- Ligathèque
-
Collection organisée d’identifiants uniformes de ressource en particulier de localisateurs, éventuellement ordonnée thématiquement.
- Xou
-
-
Gram. Log. Inf. Disjonction exclusive « OU exclusif ». Opérateur distinguant deux assertions dont une — et seulement une seule — est vraie à la fois.
La nuance d’avec l’ou français est que, ce dernier étant altérnatif, l’utiliser équivant à dire qu’au moins une altérnative (la première, la seconde ou les deux à la fois) est vraie. Le ou est maintenu comme conjonction altérnative et se voit complété par la possibilité d’utiliser le xou dans les cas où une seule option est permise.
Ainsi, pour filer la boutade du Branchement conditionnel, si la mère avait demandé « Est-ce un garçon xou une fille ? », la réponse du père aurait toujours été « Oui » à moins que le nouveau-né ne soit hérmaphrodite. (Vous suivez ?)
-
Log. Inf. Tech. Francisation de la fonction logique disjonctive exclusive xor.
- Noussoiement
-
Action d’utiliser le pronom nous (indistinctement de modestie ou de majesté) par un locuteur unique.
- Gonopause
-
Biol. Arrêt naturel des fonctions de reproduction d’un organisme lié à l’âge. Cas général de la ménopause et de l’andropose aux deux sexes et aux organismes assexués.
Sur une réflection de Morwenn.
- Ident
-
Adjectif qualifiant deux objets distincts mais ayant une nature commune sur laquelle on souhaite attirer l’attention.
À distinguer de même qui est résérvé pour qualifier strictement un même objet individualisé. Celà transpose au français la distinction que la langue allemande fait entre dasselbe et das gleiche.
Exemple : Elle porte une robe idente à la mienne
(le même modèle de robe) mais Elle porte la même robe qu’hiers
(la robe même identifiée individuellement).
- Andre
-
Désigne un individu masculin de l’espèce Homo sapiens.
Permet de distinguer homme, au sens de vir (-ī), de homme, au sens de hŏmo (-ĭnēs) ; restreignant ainsi l’usage de ce mot au cas général de tous les humains indépendament de leur genre.
- Argumentum ad orthographiam
-
Attitude sophistique consistant à discréditer ou discalifier des arguments ou une personne les tenant pour seule raison de l’incorrection orthotipographique, au mépris de la validité du raisonnement même.
- Ambisenestre
-
Humo. (qualqué sur ambidextre) Personne malhabile. Aussi maladroite de sa main gauche que de sa main droite.
- Piel
-
Humo. Ling. Nombre grammatical correspondant à un groupe constitué d’éxactement π unités.
- Nécromancier
-
Litt. Contraction de nécromancien et de romancier. Désigne une personne qui fait revivre, selon les canons de son époque, des livres anciens.
- Chigner
-
Crypt. Inf. Humo. Action de chiffrer et de signer dans cet ordre un message.
- Siffrer
-
Crypt. Inf. Humo. Action de signer et de chiffrer dans cet ordre un message.
- Intrologue
-
Type d’introspection discursive. Façon de dialoguer avec soi même où deux locuteurs intérieures peuvent interagissent.
- fou sombre
-
Dans le jargon des échecs, désigne un fou de case noir. Cette appélation qui tient son origine du vocabulaire échiquéen anglophone est plus concise que l’appélation
fou de case noire
et moins sujet à controverse que fou noir
- fou clair
-
Dans le jargon des échecs, désigne un fou de case blanche. Cette appélation qui tient son origine du vocabulaire échiquéen anglophone est plus concise que l’appélation
fou de case blanche
et moins sujet à controverse que fou blanc
.
- Castellophilie
-
Attrait en même temps que l’activité qui en résulte pour les châteaux et forteresse, particulièrement ceux du Moyen Âge.
- Médinophilie
-
Attrait en même temps que l’activité qui en résulte pour les médinas.
- Samationaute
-
-
Humo. tech. Futurisme De سماء (« Ciel »), désigne un voyageur spatial de nationnalité arabe, suivant ainsi, l’usage des déclinaisons terminologiques de cette profession.
-
Humo. Désigne, au sens figuré, des personnes de nationnalité arabe, mais d’aucun déduirait maghrébine plus précisèment, effectuant des voyages spatiaux sans utiliser de véhicules à propulsion mais ayant recour à des techniques de vol fondées sur la chimie.
- Uniprimaire
-
Qualifie un décompte commençant par le nombre 1.
Le décompte des millésimes du calendrier grégorien est uniprimaire.
- Nulliprimaire
-
Qualifie un décompte commençant par le nombre 0.
Les cases des tableaux du language de programmation C suivent une numérotation nulliprimaire.
- Ladhilogie
-
De grec λάδι, huile.
Discipline qui a pour objet l’étude des qualités gustatives et nutritives de l’huile.
- Endopsychiser, endopsychose
-
Du grec ἔνδον (
dans
) et ψυχή (âme
).
- Phyl. Activité par laquelle l’âme apréhende une œuvre de l’esprit non pas par une contemplation passive mais par une impregnation au court de laquelle cette œuvre devient une partie de l’âme. L’endopsychose est active dans le sens où l’imprégnation de l’œuvre par l’esprit consiste en l’assimilation de cette œuvre par celui-ci si bien qu’il s’en voit changé et que nous nous retrouvons en face d’un nouvel esprit.
- Vulg. Action de l’âme faisant l’expérience d’une œuvre de l’esprit indépendament de son genre ou de son support. Terme générique englobant l’action de lire une œuvre scripturale (livre, article, poème…), de visioner une œuvre vidéographique (film, documentaire, programme télévisé), de regarder une œuvre picturale (peiture, sculpture, installation…), de jouer à un jeux.
- Exopsychiser, exopsychose
-
Du grec ἔξω (
hors de
) et ψυχή (âme
).
- Vulg. Action de l’âme consistant à créer une œuvre de l’esprit indépendament de son genre ou de son support. Terme générique englobant l’action d’’écrire une œuvre scripturale (livre, article, poème…), de filmer une œuvre vidéographique (film, documentaire, programme télévisé), de peindre ou dessiner une œuvre picturale (peiture, sculpture, installation…), de déveloper un jeux.
- Cinéfilm
-
Calqué sur le modèle de téléfilm.
Désigne les films de fiction éxplicitement tournés à des fins d’éxploitation cinématographique, par opposition aux téléfilms.
- Protevusanymie
-
Du grec πρωτεύουσα, protévusa (
captiale d’État
) et de l’éllement -onymie, dérrivation d’-onyme, lui même issus du grec ancien ὄνυμα, ónyma (nom
), qui, en linguistique, désigne les mots représentant des noms.
Litt. Figure de style, particulièrement surreprésenté dans le journalisme, qui consiste à désigner un gouvernement ou une administration d’un pays ou d’une entité territoriale par la ville capitale de ce dernier.
- Synthesiorismose
-
Composé de synthesio du grec σύνθεση, sýnthesi (
composition
) et d’-orismose du grec ορισμός, orismós (déffinition
). Littéralement Déffinition par la composition
.
Litt. Figure de style, particulièrement prisée dans le Biztalk, qui consister à présenter la composition d’une chose sous forme d’énumération en l’annonçant comme si elle en était la définition. L’entreprise Gagnant Ltd. c’est avant tout 500 collaborateur, 300 ouvriers, 50 ingénieurs, 10 cadres dirigeants, 30 engins de chantier, et une armée de secrétaires dévouées qui ont des rougeurs aux genoux.
- Argumentum ad albam tunicam
-
Attitude sophistique consistant à singer l’attitude scientifique en s’en appropriant les attributs supperficiels affin de s’en octroyer la crédibilité. En particulier, adopter le style littéraire, le lexique, l’attitude.
- Argumentum ad LaTeXnicam
-
Attitude sophistique consistant à prétendre qu’un document ou une publication scientifique est valide ou invalide selon qu’il soit rédigé ou non avec le logiciel de composition de document LaTeX.
- Labiolecture
-
Du latin labium (a), lèvre.
Ling. Fait de lire sur les lèvres
d’un locuteur. Action de comprendre ce que dit ou veut dire une personne d’après le seul mouvement de ses lèvres.
- Labiographie
-
Composé de labio- issus du latin labium (a), lèvre ; et de -graphie issus du grec γραφία, (
écrire
). Soit littéralement écrire des lèvres
.
Ling. Action délibérée de faire comprendre à un interlocuteur un mot ou un discourt d’après le seul mouvement des lèvres qui en mime la prononciation sans produire de son, lorsque la situation empèche le déstinataire d’entendre ou force l’émeteur à observer un certain silence.
- Primographe
-
Hist. Ling. Personne ayant été la première à écrire une langue donnée.
Bien que de mon fait, les expressions suivantes sont utilisées comme des itiotismes. En plus de celle-ci, j’ai aussi conçu Les rugissement, mais ceux-ci, sont d’avantage des maximes.
En dehors de mes inventions, je recourt très souvent aux perronismes, ou encore, aux faux proverbes.
- Prononcer volontier le serment de Strasbourg en langue tudesque
-
Dans un cadre bilingue francophone et gérmanophone, se dit d’un locuteur qui est plus à l’aise dans l’expression en langue française qu’allemande.
En référence au Serments de Strasbourg, au cours duquel Charles le Chauve du s’éxprimer dans une langue tudesque (parente de l’allemand actuel) pour se faire comprendre des troupes de Louis le Germanique.
- Prononcer volontier le serment de Strasbourg en langue romane
-
Dans un cadre bilingue francophone et gérmanophone, se dit d’un locuteur qui est plus à l’aise dans l’expression en langue allemande que française.
En référence au Serments de Strasbourg, au cours duquel Louis le Germanique du s’éxprimer dans une langue romane pour se faire comprendre des troupes de Charles le Chauve.
- Il s’est avéré qu’il ne s’est pas avéré
-
Humo. De l’expression arabe
اثبت انّه لم يثبت
au style d’inspiration administrative. Locution ironique pour signifier qu’après une longue periode de certitude sur un sujet, la véracité de ce dernier se voit complettement remise en cause voir démantie.
- Mettre les points sur les ı
-
Locution courrante pour laquelle ma particularité est d’utiliser, à l’écrit, un ı sans point.
- Avoir pignon sur Réseau
- Le fait de disposer d’une présence autonome sur un réseau informatique, en particulier l’Internet (par le biais d’un site Web ou Gopher, d’un serveur de courriels propre, ou autre).
- Avoir des ovaires
- Équivalent féminin de la locution
Avoir des couilles
par substitution des gonades mâles par leurs homologues féminines. Se dit d’une fille ou d’une femme ayant du courage.
- En avoir plein les ovaire
- Équivalent féminin de la locution
En avoir plein les couilles
par substitution des gonades mâles par leurs homologues féminines. Se dit d’une fille ou d’une femme qui ne peut plus tolérer une chose.
- Ne pas avoir dégelé depuis la dernière glaciation
- Qualifie une personne à l’attitude concervatrice, voir réactionnaire.
Originellement, entendu à la série humoristique Silex and the City à l’épisode intitulé L’Évolution pour tous !.
- Faire si calme que l’on etend le sang couler dans ses veines
-
Est utilisée dans une situation de silence profond.
- La comitionnaire de nos pensées
-
La langue et, particulièrement, la langue française surtout lorsqu’est fait référence dans le contexte au Serment de Strasbourg.
- Avoir cinq trains et deux guerres d’avance
-
Être à l’avant-garde, jouir d’une avance considérable au point qu’elle en devient irratrapable, distancer beaucoup trop largement ses concurents.
- Demeurer à Kaïtaia
-
Dissembler de façon diamétrale d’une personne, en être en désaccord exacerbé.
Note : Kaïtaia est utilisé dans le cas précis où la personne de Fauve est celle avec laquelle le concerné est en désacord, étant donné que cette commune se trouve sur son point antipodal. Kaïtaia est donc une variable métasyntaxique qui peut être remplacé pour s’accorder au point antipodal de l’antagoniste s’il diffère de Fauve. Point que l’on peut retrouver grâce au site web Antipodes Map
https://www.antipodesmap.com/.
- Vendre la vertu au Diable
-
Se dit d’une personne particulièrement douée ou obstinée au commerce, à même de vendre les produits les plus invraisemblables aux personnes les moins susceptibles de les acheter.
- Être cappable d’assombrir une pièce éclairée
-
Désigne une personne préchant l’obscurantisme de façon virulente.
- Être comme une chauve-souris dans une chambre anéchoïque
-
Se retrouver dans une situation si confuse que l’on s’y sent égaré, incapable de s’y orienter pas même en tâtonnant. Demeurer prostré sans possibilité apparente d’agir, sans même avoir à sa disposition un début d’indice.
- Faire cligner l’œil de Sauron
-
Gêner ou troubler de façon suffisamment préoccupante une autorité, une entité, ou une organisation supposée puissante, sans véritablement la faire vaciller ni ébranler ses fondements.
- (autoriser quelqu’un à) Faire la cours mais pas le jardin
-
Autoriser une personne à séduire une autre, sans quelle puisse en escompter des faveurs d’un autre ordre.
Certains termes peuvent avoir un sens propre, plutôt physique et un sens figuré, davantage moral, les deux acception étant symboliquement liés. Par exemple, la lumière désigne un déplacement de photons, alors que le phénomène culturel dit des Lumières
, qui a reccourt à la symbolique de ce rayonnement éléctromagnétique qui perse l’obscurité (autre éxemple de mot ayant des acceptions physique et morale) pour frayer un chemin sûre, désigne un mouvement de pensée promouvant la raison et la rationnalité qui, de façon immagée illumine l’esprit
.
Pour expliciter l’emploi de l’acception morale, la langue française use principalement trois procédés.
-
Comme dans l’éxemple précédant, le concept moral peut prendre une majuscule afin de le distinguer de son jumeau physique en en affirmant la dignité ainsi que le degrès supérieur d’abstraction ou de spritualité.
Un autre éxemple éloquent est celui qu’ont subit les termes (par ailleurs synonymes) de trône et de courone qui, au sens propre ne désignent que les regaliæ d’un souverain, tandis que leur sens figuré qui se transcrit avec une majuscule, désigne la personne morale de l’État dans une monarchie, particulièrement avec Couronne dans le contexte juridique du Commonwealth.
-
Il est aussi massivement fait recourt aux doublets lexicaux, dont chacun est consacré à un degrès d’abstraction.
Ainsi, si la chaise n’est que le mobilier qui sert de siège, alors la chaire est plus encore la tribune d’un ecclésiastique ou d’un universitaire (puisque les deux milieurs s’interpénétrèrent historiquement), et, par méthonymie, la charge même de professeur à l’université.
Le couple de doublets cavalier-chevalier présente un cas dont l’interêt fut mis en valeur dans une traduction de l’Illiade par M. Jean-Louis Backès qui en dit dans sa note à la traduction :
En français moderne, tout le vocabulaire qui a trait au cheval suppose que l’homme montee à califourchon sur la bête, pratique que les héros d’Homère, sans toujours l’ignorer, négligent au profit des techniques d’attelage. On pourrait se contrainder à éviter le mot cavalier
. Il reste que les mots grecs possèdent la connotation magnifique qui s’attache à ce mot, et plus encore à celui de chevalier
. Faut-il renoncer à parler du chevalier Hector au motif qu’il ne monte pas à cheval ? Est-il pour autant moins chevaleresque ?
Jean-Louis Backès, Iliade. Gallimard, 2013.
C’est à dire que le cavalier est prosaïquement celui qui se contente de monter à cheval tandis que le chevalier est une figure idéal issue du milieur hippique. Autrement dit, le chevalier est un cavalier spirituel
(ajouté à celà qu’il doit aussi être un véritable cavalier).
-
Enfin, la langue française peut aussi simplement utiliser deux terme n’ayant aucun lien étymologique comme par exemple, avancer et progrésser, monter et s’élever.
Aux procédés sus-cité, j’ajoute les miens qui usent de préfixes.
-
id-, ido-
-
Afin, donc, d’expliciter l’acception morale plutôt que physique d’un concept employé, intervient le préfixe id-, ido- qui confère à la racine du mot un sens figuré moral ou abstrait.
De fait, pour reprendre les éxemples précédents, si l’on souhaite élever le verbe avancer à une dignité morale, on l’affixe pour obtenir idavancer qui, par ailleurs est un synonyme de progrésser.
-
phy-, phys-
-
Si l’on souhaite expliciter l’acception physique plutôt que morale d’un concept, intervient le préfixe phy-, phys- qui instille un sens physique.
Ainsi, le mot chef qui dans un groupe d’individu désigne celui leur sérvant de guide, le plus important d’entre eux, s’il prend le préfixe phy- pour donner phychef peut désigner de façon très simple le premier élément d’une série.
-
vo-, vol-
vo-‹quantificateur›-‹radical›
-
Ce préfixe permet de préciser que le concept est acomplit volontairement ou avec un caractère actif.
Il est même possible de régler le degrès de volition en plaçant un nombre ou un quotient juste après le préfixe. Bien que les naturels soient les plus usuels, il n’y a pas de contrainte compte à la nature de ce nombre, en particulier les complexes peuvent servir à éxprimer de façon dissociée les deux aspects que peut revétir un choix.
Si le nombre est représenté sous forme d’un quotient faisant intervenir une barre de fraction oblique et non horizontale (/) alors celà signifie qu’il s’agisse d’une échelle.
Si aucune barre oblique n’apparait, alors la volition est éxprimée sous forme de grandeure où la déffintion de l’unité de mesure est à la discretion du contexte.
-
av-, avo-
av-‹quantificateur›-‹radical›
-
Ce préfixe permet de préciser que le concept est acomplit involontairement ou avec un caractère passif.
Il est même possible de régler le degrès de passivité en plaçant un nombre ou un quotient juste après le préfixe. Bien que les naturels soient les plus usuels, il n’y a pas de contrainte compte à la nature de ce nombre, en particulier les complexes peuvent servir à éxprimer de façon dissociée les deux aspects que peut revétir un choix.
Si le nombre est représenté sous forme d’un quotient faisant intervenir une barre de fraction oblique et non horizontale (/) alors celà signifie qu’il s’agisse d’une échelle.
Si aucune barre oblique n’apparait, alors la volition est éxprimée sous forme de grandeure où la déffintion de l’unité de mesure est à la discretion du contexte.
Certains mots, quoique propre à mon idiolecte, ne sont pas véritablement des néologismes en ce qu’ils ne sont pas sérieux et que leur usage dénote une facétie qui doit être reconue comme telle. Certains mots peuvent aussi conoter un certain parti pris voir un militantisme.
Outre le vocabulaire du Canard enchainé et quelques bon perronismes, vous pouvez rencontrer dans mes textes les mots de cette section.
- Ztazun
- Hypercontraction du nom
États-Unis
. Désigne, de façon sarcastique, les États-Unis d’Amérique.
- Pommephone
- Appelation sarcastique et millitante des términaux de poche produit par le constructeur Apple Inc.
- TeXoriste
- Partisant quelque peut zéllé du language de composition TeX, au point que son avis sur le sujet puisse suciter la crainte.
- ͳ-ternel
- Graphie humouristique de sempiternel et déclinaisons. Remplacement du préfixe sempi- par la lettre grècque sampi.
- Xactement
- Aphérèse du E innitial de l’adverbe exactement. Éxprime de façon souvent éxclamative voir interjective une aprobation énergique.
- Oxydent
-
Désigne, de façon péjorative mais plus souvent sarcastique le monde occidental.
Les oxydentaux ? Des gens particulièrement corosifs.
- Hegemonica
-
Designation péjorative de la police de caractère Helvetica.
- BeaufFMTV
-
Designation péjorative de la chaine télévisuelle d’information en continu
BFMTV
.
D’autres mots râres, contonés à un domaine techniques particuliers, ou généralement peut connus d’une communauté francophone mais que je n’ai pas inventé, peuvent s’étre glissés dans mon discours.
- Courriel
- Francisation d’email.
- Clavarder, clavardage
- Francisation de to tchat.
- Station de travail
- Inf. Désigne une unité fonctionnelle informatique autonome ayant la particularité d’être difficilement déplaçable, par opposition aux transportables et leurs varientes.
- Ultraportable
- Inf. Désigne un ordinateur portable de taille et de masse très réduite.
- {Xe|La}TeXnicien
- Désigne une personne compétente dans l’utilisation du système TeX, LaTeX ou XeTeX au point qu’elle tient souvent lieux de référent en la matière. Peut se rencontrer dans les varientes TeXnicien, LaTeXnicien ou encore XeTeXnicien. Notez qu’à l’oral, je prononce le X de TeX telle une consonne fricative vélaire sourde conformément aux recomandations de M. Knuth.
- Nullième
- Nombre cardinal relatif à l’ordinal zéro dans les numération commençant par se nombre.
- Clapsus
- Équivalent écrit, ou plutôt tapé au clavier, d'un lapsus : c'est un mot employé à la place d'un autre, inconsciemment ou par mégarde.
- Renarder
- Sentir fort, comme un renard.
- Dam
- Dommage, préjudice. Souvent utilisé dans l’interjection
Dam !
.
Certains mots, et donc selon l’hypothèse de Sapri-Whorf les concepts auquels ils renvoient aussi, n’éxistent que dans certaines langues, voir une seule. Souvent, ces mots ont la particularité de décrire une idée fascinante, illustrant, par là, la profondeur insondable des cultures dont ils proviennent. Une partie de ceux cités ici proviennent de l’article 11 Untranslatable Words From Other Cultures. Parcequ’il serait regrettable de ne pas pouvoir les éxprimer, je ne me prive pas de les réutiliser tels qu’ils sont dans leur langue d’orrigine.
- Mu (無)
- Réponse aux questions dont les prémisses sont érronées.
- Gemütlich
-
De l’allemand. Désigne, de façon complexe, ce qui est chaleureux dans un sens mêlant le confort douillet et la paisibilité, selon une certaine image d’Épinal allemande.
- Kalôn (Καλόν)
-
Concept grec ancien ambigüe dont l’Hippias majeur se donna (sans succès) pour objet de le définir. Il désigne autant une chose congrue et adéquate que ce par quoi cette chose l’est.
- Komorebi (木漏れ日)
-
Du japonais. Désigne la façon par laquelle les rayons du soleil se faufilent entre les arbres. Il peut se traduire en anglais par crepuscular rays.
- Goya (گویا)
-
De l’urdu. Décrit le sentiment d’évasion que procure la lecture d’un livre pationnant.
- Waldeinsamkeit
-
De l’allemand. Sentiment de solitude dans les bois.
- Mangata
-
Du suédois. Désigne le reflet longiligne de la lune sur la mère qui décrit une route.
- Cualacino
-
De l’italien. Désigne les taches de verre laissées sur la table.
- Saudade
-
Du portugais. Mélancholie maladive empreinte de nostalgie. Ce concept a une forte implication culturelle dans la lusophonie.