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Laurastar

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Laurastar
logo de Laurastar
illustration de Laurastar
Siège social de Laurastar à Châtel-Saint-Denis (Suisse)

Création [1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Jean Monney (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonymeVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Châtel-Saint-DenisVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs Julie Monney (d)[1] et Michaël Monney (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Fabrication d'appareils électroménagers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Produits Appareil ménager, fer à repasser et défroisseurVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 290 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.laurastar.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Laurastar est une entreprise suisse créée en 1980 par Jean Monney et située à Châtel-Saint-Denis. Elle est spécialisée dans les systèmes de repassage haut de gamme. Elle s'oriente vers le secteur du repassage après une rencontre clé entre son fondateur et un inventeur italien dans les années 1980. En 2019, Julie et Michaël Monney, enfants du fondateur, reprennent les rênes de l'entreprise et modernisent son approche, entraînant des innovations comme le purificateur vapeur Laurastar Aura en 2025. Elle emploie environ 290 personnes.

Corner Laurastar à l'IFA Berlin en 2025.

L'entreprise Laurastar est fondée en 1980[2]. Elle se nomme à l'origine Divelit (pour « Diffusion Vente Littérature ») et vend principalement des livres[3]. Dans les années 1980, elle s'investit dans le secteur du repassage après la rencontre de son fondateur Jean Monney avec l'inventeur italien Carlo Bertami, qui avait alors mis au point un fer à repasser à pression vapeur[4]. L'entreprise s'installe à Châtel-Saint-Denis en 1993[5]. Elle est plus tard renommée Laurastar, en hommage à la créatrice italienne Laura Biagiotti, avec laquelle Jean Monney a collaboré[4].

Julie et Michaël Monney, enfants du fondateur, rejoignent l'entreprise en 2010, la première en tant que directrice marketing, le second en tant que directeur commercial[6],[7]. Ils s'appliquent à faire passer l'entreprise dans le numérique, où elle est encore peu présente, alors que le commerce en ligne prend une place grandissante dans le commerce de détail[8]. Le positionnement haut de gamme de Laurastar les incite à pousser par ce biais la gestion de la relation client à son maximum, en fournissant après l'achat des mises à jour et conseils réguliers[8]. L'entreprise sort en 2017 Laurastar Smart, une centrale vapeur connectée avec capteurs de mouvement, permettant de fournir à l'utilisateur des conseils personnalisés[8]. Les données ainsi récupérées transforment l'entreprise, qui crée à cette occasion un outil d'informatique décisionnelle et crée un département de recherche et développement collaborant avec des hautes écoles suisses[8].

C'est également à partir de 2017 que l'entreprise s'intéresse aux bénéfices potentiels de la vapeur pour la santé publique[9]. Elle développe ainsi une technologie de vapeur désinfectante permettant de lutter contre les agents infectieux comme les bactéries ou les virus[9]. En 2019, Jean Monney se retire de la direction opérationnelle de Laurastar, après quarante années d'activité[5]. À cette époque, Laurastar revendique trois millions de produits vendus dans une quarantaine de pays et emploie 225 salariés[5]. Michaël et Julie Monney deviennent à cette occasion co-directeurs[4]. En 2023, Laurastar s'associe au créateur de mode suisse Kevin Germanier pour lancer une collection capsule à partir de pièces recyclées[10].

Organisation

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Usine de Laurastar à Kapuvár (Hongrie)

Le siège de Laurastar se situe à Châtel-Saint-Denis, dans le canton de Fribourg, mais elle fabrique ses systèmes de vapeur sous pression dans son usine en Hongrie, auparavant un simple centre de réparation qui a bénéficié d'un investissement important en 2019[6]. L'entreprise possède des filiales en Allemagne, en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Hongrie[5].

Laurastar vend des appareils électroménagers autour du repassage, sur un créneau haut de gamme[11]. Sa gamme de produits principale, la Laurastar Smart, est un système comprenant fer, générateur de vapeur et table à repasser ventilée[12]. L'ensemble est connecté à une application mobile offrant des conseils en direct sur le repassage[13]. Elle vend également des centrales vapeur portatives sous le nom de gamme Lift[14].

L'entreprise propose aussi depuis 2024 une gamme de défroisseurs développée en partenariat avec la marque de prêt-à-porter Boss[15]. Cette gamme comprend le purificateur vapeur IZZI (lancé en 2022) et le défroisseur IGGI (lancé en 2020) et présente des propriétés désinfectantes permettant de lutter contre les micro-organismes comme les virus ou bactéries[16],[17],[18]. D'abord destiné au marché asiatique, dont la population est plus habituée aux équipements individuels de santé publique comme les masques chirurgicaux ou les purificateurs d'air, la gamme est finalement lancée en Europe au même moment du fait de la pandémie de Covid-19[11]. Elle est suivie en 2025 par AURA, un nettoyeur-vapeur issu du Lab-L, son centre de recherche et développement, promettant d'éliminer la quasi-totalité des bactéries, acariens et virus[19].

Références

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  1. a b c et d « Laurastar : Une success story en terre fribourgeoise », Frapp,‎ (lire en ligne).Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. Ghislaine Bloch, « Des PME familiales qui ont fait leur transition », Le Temps,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  3. (de) Gret Heer, « LauraStar: Der Guru der Bügeleisen-Gemeinde », Handelszeitung,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  4. a b et c Laura Kolly, « Laurastar : Une success story en terre fribourgeoise », Frapp,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  5. a b c et d Valentin Castella, « Une nouvelle génération ambitieuse et déterminée », La Gruyère,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  6. a et b Thibaud Guisan, « Changement à la direction de Laurastar », La Liberté,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  7. Thibaud Guisan, « Passage de témoin chez Laurastar », La Liberté,‎ (lire en ligne Accès payant)
  8. a b c et d Mehdi Atmani, « Les PME suisses face au défi numérique », PME magazine,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  9. a et b « Laurastar, expert de la vapeur au service de la santé : une approche innovante », Neomag,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  10. Fabio Dell'Anna Paris, « Dans les coulisses du défilé de Kevin Germanier, Valaisan devenu grand », Le Matin,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  11. a et b Stéphane Sanchez, « Mission confirmée pour Laurastar », La Liberté,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  12. (en) Joe Ray, « Review: Laurastar Smart U », Wired,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  13. (en) Ashlee Clark Thompson, « This smart iron will cost you more than $1,000 », CNET,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  14. (en) Sandy Keenan, « A Pressing Question », The New York Times,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  15. « Ce steamer à l’allure couture ressuscite la qualité de vos vêtements en quelques secondes », Elle,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  16. Chloé Vincent, « Que vaut IGGI, le défroisseur vapeur également purificateur de surfaces ? », RTBF,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  17. (en) Matthew Kronsberg, « This Supercharged Clothes Steamer Is a Dust Mite Terminator », Bloomberg LP,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  18. « Un défroisseur et purificateur vapeur suisse capable de tuer les punaises de lit ? On a testé », RTBF,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  19. Emilie Veillon, « Le nettoyage vapeur, un secteur en plein essor », Le Temps,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )

Liens externes

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